inKONBINI – une leçon de vie ?

inKONBINI: One Store. Many Stories est un jeu narratif et de simulation de vie développé à Tokyo par Nagai Industries, un studio indépendant (de 4 personnes à priori) situé à Tōkyō. L’histoire raconte le quotidien d’une petite supérette japonaise dans lequel nous dirigeons Makoto Hayakawa, une étudiante qui consacre son été à aider le commerce familial. Le jeu est en japonais (mais c’est un japonais fictif, qui n’existe pas donc) et propose des sous-titres en français. C’est dispo sur Xbox, PS5, Switch et PC.

Nos journées s’organisent autour de gestes simples et presque apaisants : réapprovisionner les rayons, agencer les présentoirs, préparer le magasin pour l’arrivée des clients. Ici, la priorité n’est ni la performance ni le profit, mais le soin apporté au travail et le bien-être de chacun. Ce rythme tranquille laisse peu à peu place aux rencontres : les histoires des clients s’entrelacent avec la nôtre, donnant une vraie épaisseur au quotidien.

Cette relation se construit notamment à travers le système de dialogue, qui fait de nos choix un élément déterminant. Selon notre attitude au fil des visites, un client pourra se montrer plus ouvert, allant jusqu’à se confier sur une difficulté personnelle, ou au contraire rester en retrait si les échanges précédents ont été mal perçus.

Chaque début de service commence par la consultation des post-it et messages laissés par l’équipe précédente, libre à nous ensuite de suivre, ou non, les consignes indiquées. La taille modeste du magasin facilite une prise en main progressive : une vingtaine de rayons, environ 200 références en vente, suffisamment pour ne pas se sentir submergé. Il arrive d’ailleurs régulièrement que des collègues nous demandent de terminer la mise en rayon de produits restés en réserve. Le système est d’une grande simplicité : une touche pour sélectionner les articles et les placer dans une caissette, une autre à maintenir pour les disposer en rayon. Efficace, presque intuitif, il transforme parfois la tâche en un petit casse-tête, lorsqu’il faut réussir à faire tenir tous les produits dans un espace limité.

En parallèle, le jeu dissémine une multitude de petites activités annexes, à découvrir par soi-même. Retrouver la clé d’un tiroir, tomber sur un numéro de téléphone mystérieux, collectionner les figurines d’une machine à gachapon, ou encore trouver l’emplacement idéal pour une affiche : autant de détails qui récompensent la curiosité et encouragent à explorer le magasin dans ses moindres recoins. Presque tout est optionnel, mais l’envie de percer ces petits secrets et de déclencher de nouvelles séquences narratives s’impose assez naturellement.

J’ai vraiment apprécié ce jeu : c’est un titre empreint de tendresse, qui invite à ralentir et à apprécier la simplicité du quotidien. Dans un rythme apaisé, il met en lumière la beauté des choses ordinaires et rappelle l’importance de prendre soin de nos relations. Ca me rappelle les campagnes japonaises, où l’on avance tranquillement, à notre propre rythme.

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